10 000 podologues au chevet des pieds des Français
La réglementation parle de “pédicure-podologue” mais le terme de “podologue” a tendance à s’imposer un peu comme on parle de “kinés” au lieu de “masseurs-kinésithérapeutes” (titre officiel).
Il y a aujourd’hui près de 10 000 podologues en France. Le podologue exerce une profession de santé et il a des compétences spécifiques. Il doit obtenir un diplôme d’État après trois années d’études post-bac et, dans le cadre de la réforme des études de santé, les podologues seront intégrés à la première année commune d’études, portant ainsi dans un futur proche leur formation à 4 années. C’est une des rares professions qui, après un examen clinique, a le droit de poser un diagnostic. Le podologue a également le droit de prescrire les produits nécessaires au traitement qu’il met en oeuvre et notamment les médicaments (topiques) à usage externe.
Ceci explique notamment que le Parlement a créé l’Ordre des podologues, qui a été mis en place en 2006, avec un Conseil national et des conseils régionaux.
Pour les orthèses plantaires, le podologue préconise leur mise en place auprès du médecin qui établit la prescription pour obtenir la prise en charge par l’assurance maladie.
Le podologue effectue des soins courants et soigne certaines lésions des pieds (durillons, cors, verrues plantaires, ongles incarnés, malformations de l’ongle...). Il effectue aussi tous les soins de l’ongle jusqu’à la mise en place d’ongles de substitution. Il confectionne également des orthèses amovibles (de protection ou de repositionnement d’orteils), à partir de matériaux non traumatisants, à porter dans la journée ou la nuit. Il réalise enfin des orthèses plantaires. Ce sont des semelles adaptées, dans tous types de matériaux, qui permettent de soulager ou de corriger une déformation et/ou une démarche anormale ou irrégulière.
L’absence de remboursement par l’assurance maladie sauf pour les diabétiques de grade 2 et 3
Les orthèses plantaires, qui ont bénéficié de la prescription d’un médecin, sont remboursées dans certaines conditions et jusqu’à un certain montant. Les soins ne sont pas remboursés.
La profession s’est mobilisée pour que l’assurance maladie s’implique pour rembourser les traitements du pied dans le cadre de pathologies lourdes ou pour les personnes dépendantes.
Une première convention a été signée en décembre 2007 entre l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie et la Fédération Nationale des Podologues pour la prise en charge des soins podologiques des personnes diabétiques de grade 2 et 3.
